Amis des arts et de la culture de Palestine

"C’est la faute au loup"

Histoire de la pièce 

La pièce "C’est la faute au loup" se présente à première vue comme une suite du conte du Petit Chaperon Rouge : Le chaperon rouge accuse le loup d’avoir mangé sa grande mère. Suite à cette accusation, le juge fait arrêter le loup et invite tous ceux qui ont déjà eu des démêlés avec lui à venir témoigner. On invite donc les trois petites chèvres, Hansel et Gretel, etc. Le procès commence par une longue diatribe visant à démontrant que tout loup ne peut être que méchant et criminel, qu’un bon loup, cela ne s’est jamais vu ; et que, par conséquent, le loup ici présent mérite la pendaison.

Mais au fur et à mesure que le procès se déroule, on découvre que les chèvres ne sont pas sûres de ce qu’elles avancent, et que le loup a sauvé Hansel et Gretel des griffes de la sorcière. Et que c’est pour se venger que la sorcière s’est déguisée en loup et s’est couchée dans le lit de la grand-mère. Malgré ces preuves, la sentence est maintenue, jusqu’à ce que la grand-mère rentre en scène et confirme l’innocence du loup. La scène finale voit les protagonistes présenter leurs excuses au loup, mettant ainsi en exergue l’importance de dégager tout jugement des stéréotypes et préjugés, et la nécessité d’accorder la même attention aux arguments des deux parties en présence.

 Ce sont les jugements hâtifs et le culte de l’apparence qui sont épinglés ici, de manière fort originale.

Note d’intention du metteur en scène

 "C’est la faute au loup" est une création d’Abdelfattah Abu Srur, fondateur et directeur du centre Al Rowwad. Il s’agit d’une variation sur le thème de plusieurs contes d’Andersen qui, si elle est présentée par des enfants, s’adresse à un public de tous ages : « J’ai choisi de créer et mettre en scène cette pièce en travaillant avec des enfants pour atteindre plusieurs objectifs :

 1. Créer les conditions et un espace de discussion et de réflexion afin d’amener enfants et adultes à prendre conscience et à interroger les stéréotypes et les préjugés dans lesquels on enferme l’Autre, étranger ou familier, mais aussi ceux dans lesquels nous-même sommes enfermés.

 2. Interroger le concept de justice d’une manière originale. Les différents rebondissements qui structurent la pièce visent à surprendre le spectateur en lui présentant une réflexion en profondeur qui rompt avec les discours habituels sur le sujet.

 3. Rappeler l’importance que doit tenir l’équité comme base de tout jugement : il s’agit de prêter une oreille aussi attentive et impartiale aux différents récits concurrents afin de rendre le jugement aussi juste que possible.

 4. Casser les stéréotypes diffusés dans les média et l’espace public sur l’Etranger, celui dont la culture, la religion ou les origines diffèrent.

 5. Introduire auprès des enfants les notions des droits des enfants et des droits de l’homme.

 6. Initier des discussions après chaque présentation entre les jeunes acteurs et le public, enfants et adultes confondus, autour de ces notions et principes fondamentaux de l’humanité."



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Washington sanctionne Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale

    Washington dénonce l’enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Afghanistan et les enquêtes contre Israël pour crimes de guerre en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
    Washington avait auparavant déjà interdit d’entrée aux Etats-Unis des responsables de la Cour et révoqué le visa américain de Fatou Bensouda.
    Après des mois de menaces et à deux mois de la présidentielle aux Etats-Unis, l’administration de Donald Trump a mis sa menace à exécution contre Fatou Bensouda, la procureure de la (...)

  • La vie sous surveillance dans la plus grande prison du monde

    Les drones israéliens : Une torture de tous les instants pour les Gazaouis
    Le traumatisme de la population Gazaouie créé par la surveillance constante
    des drones israélien
    Souce : CAPJPO EuroPalestine

  • Comment les fouilles archéologiques d’Israël participent à la réécriture de l’histoire à Jérusalem

    Les tunnels sous Jérusalem visent à impulser un récit exclusivement juif sur la ville tout en mettant en danger la vie de Palestiniens, disent les critiques. Un marteau à la main, David Friedman, ambassadeur des États-Unis en Israël, a ouvert la voie lors de l’inauguration du tunnel dit « Chemin des Pèlerins » en juin 2019.
    Tout de suite au sud de l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa dans Jérusalem-Est occupée, le tunnel, d’environ 850 mètres de long et huit mètres de large, passe à trois ou quatre mètres (...)