Amis des arts et de la culture de Palestine

Théâtre Al Rowwad : les jeunes palestiniens ovationnés

jeudi 10 juillet 2008 - Quetigny

Plus de quatre cents personnes ont assisté, dernièrement, au spectacle des jeunes palestiniens du théâtre Al Rowwad, qu’ils sont venus présenter à la salle Mendès-France. Les bénévoles organisateurs de cette soirée étaient réjouis de ce succès qui a dépassé leurs espérances.

Dans le cadre de leur troisième tournée, ces jeunes palestiniens âgés de 13 à 20 ans du centre culturel du camp de réfugié d’Aïda (Bethléem) ont su conquérir le public.
La soirée a débuté par la diffusion très émouvante d’un reportage sur les conditions de passage des travailleurs palestiniens au checkpoint de Bethléem pour rejoindre leur travail à Jérusalem.

La première partie du spectacle présentait la danse Dabka et les chants a capela. Ensuite, la pièce de théâtre C’est la faute du loup était destinée à aiguiser l’esprit critique en reprenant des contes traditionnels, dont le Petit chaperon rouge, pour démontrer que le coupable n’est pas toujours celui que désigne la vox populi !
C’est dans cet esprit de recherche et de paix que les centres culturels présents dans les différentes villes de Palestine essaient de créer pour les enfants un environnement sain et non violent. Cela les aide à surmonter le stress engendré par la violence dans un lieu où ils peuvent vivre une « vie normalement humaine ».

La Société des amis du théâtre d’Al Rowwad a pour but d’aider le centre culturel situé dans le camp de réfugiés d’Aïda à Bethléem. C’est une institution indépendante, non gouvernementale qui n’est affiliée à aucun parti politique et à aucune organisation confessionnelle. Le centre propose aux enfants et jeunes des activités de théâtre, de musique et d’arts plastiques, mais aussi une formation sur ordinateur et une petite librairie.

« Que tout le monde chante avec nous, que tous chantent et soient heureux pour que nous vivions dans la paix et dans la sécurité », tel est le message d’espoir laissé à Quetigny par ces jeunes qui ont été ovationnés.

Cette soirée a été rendue possible grâce aux Amis d’Al-Rowwad, ACAT, AFPS (association France-Palestine), Amnesty International, CCFD, CIMADE, Club Unesco Dijon, MAN (Mouvement alternative non violente), Mission de France, Mouvement de la paix, OXFAM-Agir-ici, ORE, Pastorale des Migrants, UJFP (Union juive française pour la paix), et la Ville de Quetigny



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • « Soutirer de la lumière de toute cette horreur. »

    Lettre ouverte aux dirigeant·es par des élèves de 3ème d’un collège de Stains. (93)
    Retour sur les parcours artistiques et d’éducation populaire menés avec deux classes de troisième de collèges de Seine-Saint-Denis, autour du cinéma anticolonial et du théâtre de l’opprimé.
    Par Alexandra Dols, autrice, réalisatrice et productrice « À l’issue de la projection du film “Derrière les fronts, résistances et résilience en Palestine“, un élève m’a demandé : mais Madame, pourquoi votre film n’est (…)

  • EXCLUSION DES PALESTINIENS DU PROGRAMME PAUSE

    ARTISTES ET SCIENTIFIQUES PALESTINIEN-NE-S ET PLUSIEURS ORGANISATIONS ONT SAISI LE CONSEIL D’ÉTAT
    PAUSE est un programme piloté par le Collège de France sous tutelle de quatre ministères.
    Les requérants dénoncent une décision illégale et discriminatoire qui viole les droits fondamentaux de personnes dont la vie est menacée. Une nouvelle ligne franchie par le gouvernement français dans sa politique d’exclusion des Palestiniens
    Poursuivant la volonté manifeste du gouvernement de limiter (…)

  • Habiller le discours dominant en rigueur historique A propos du documentaire « Palestine : une histoire » diffusé sur France 5

    Il existe une forme de malhonnêteté intellectuelle plus redoutable que le mensonge, celle qui emprunte le langage de la rigueur pour mieux maîtriser la conclusion. Le documentaire « Palestine : une histoire », diffusé sur France 5, en offre un exemple particulièrement travaillé. Sur trois épisodes, il convoque le paradigme du colonialisme de peuplement, donne à voir la dépossession historique du peuple palestinien, interroge des témoins, palestiniens notamment, cite des archives, partage des (…)