Amis des arts et de la culture de Palestine

Samedi 11 novembre

Nous repartons en fin de matinée pour Naplouse. Une mauvaise piste nous permet d’éviter un check point, mais notre super taxi ne peut éviter celui de l’entrée de Naplouse. Nous le passons à pied, nous frayant un passage dans la foule s’écoulant lentement dans les deux sens entre les soldats pour le contrôle des papiers. Ici aussi, un soldat tient en joue les passants alors qu’un deuxième contrôle les papiers.

Un nouveau taxi nous mène au siège de DARNA. Nous retrouvons les 4 jeunes musiciens de cet été. Walid, le 5ème de la troupe, est mort il y a une semaine d’un problème cardiaque.

Nous passons la soirée en leur compagnie, invité par l’oncle d’un des garçons. Grande villa, narguilé sur la terrasse et même piano dans le salon... Comme la vie pourrait être douce ici.

Les soirées sont d’autant plus longues qu’à Naplouse aussi ne s’écoule pas une semaine sans 3 ou 4 descentes nocturne des jeeps israéliennes, entraînant à chaque fois morts et blessés. La ville sombre doucement dans le chaos. Quasiment plus de feux de signalisation en état de marche, et aucun n’est respecté, plus de police (l’armée israélienne a imposé des règles encadrant leur activité, les privant en pratique de toute efficacité), un éclairage public plus que défaillant, des hommes armés sans uniforme ni signe distinctif...
Beaucoup de voitures n’ont pas de plaque d’immatriculation : elles ont été volées en Israël, ou bien vendues pour une arnaque à l’assurance. Le fait d’en voir autant ici pose quelques questions sur l’efficacité du mur, des check points, etc... ou bien sur le niveau de corruption des gardes frontières.

Que ce soit à Jénine ou à Naplouse, visitées régulièrement par l’armée israélienne la nuit,on est bien loin de l’esprit d’Oslo, qui classe pourtant ces villes en zone A, c’est à dire sous autorité totale palestinienne.



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Cour Pénale Internationale : face aux Palestiniens, Badinter défend Netanyahou

    La Procureure de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda, a annoncé le 20 décembre 2019 son intention d’ouvrir une enquête sur les éventuels crimes de guerre commis depuis juin 2014 en Israël-Palestine. Afin de délimiter son travail d’enquête, la procureure a demandé officiellement à la Cour de préciser que la juridiction de la Cour Pénale Internationale s’applique bien à la Palestine et que le territoire d’enquête comprend la Cisjordanie, Jérusalem Est et Gaza. Fatou Bensouda a également conseillé à (...)

  • Un texte d’Eléonore Bronstein, en soutien à Mohamad Bakri, réalisateur du film "Jénine Jénine" :

    "Modestement, je voudrais exprimer toute ma solidarité avec Mohammad Bakri convoqué aujourd’hui devant un tribunal israélien suite à une plainte d’un ancien soldat d’élite pour diffamation.
    Le tort de Mohammad ? (en plus d’être Palestinien, je veux dire) : avoir réalisé, il y a presque 20 ans, un film documentaire intitulé " Jénine Jénine" dans lequel il exposait des témoignages de survivant.e.s du massacre israélien du camp pendant la répression de la seconde Intifada.
    Il est, depuis, harcelé, empêché de (...)

  • Quand Bla-Bla Car propose des assurances AXA !

    Merci à François, un lecteur qui nous informe qu’il a reçu en tant que conducteur pratiquant le bla-bla car, une proposition qu’il a déclinée dans ces termes :
    "Nous faisons souvent du covoiturage et j’ai reçu ce matin un mail de Bla-Bla Car me proposant une assurance "très intéressante" pour les gentils conducteurs comme moi, sponsorisée par AXA !!
    Voici ce que je leur ai répondu :
    "Avant qu’AXA puisse proposer son assurance pour les conducteurs utilisant Bla-bla Car, il faudrait qu’AXA cesse son (...)