Amis des arts et de la culture de Palestine

PALEST[IN] & OUT 2018

DECOUVREZ LA SOCIETE PALESTINIENNE A TRAVERS SES ARTISTES CONTEMPORAINS DANS DES LIEUX EXCEPTIONNELS A PARIS !!

Focus sur les lauréats de Palest’In & Out 2018 programmés lors du Festival :
RASHA NAHAS (Musique)
Rasha Nahas - The Fall
Rasha Nahas vit actuellement à Berlin, en Allemagne. Elle est compositrice, guitariste, chanteuse et performeuse et se décrit comme suit :
« Mon objectif personnel, dans mon parcours artistique, est de trouver et de maintenir l’équilibre entre la création d’un morceau de musique accessible, sans compromettre le contenu artistique et sa composition. J’ai le sentiment que ma voix de jeune femme palestinienne allosexuelle est pertinente dans le monde d’aujourd’hui. Je crois fermement que la musique a le pouvoir de libérer, de critiquer mais aussi d’éduquer, de toucher et d’en inspirer les autres. Ceci est la combinaison parfaite entre art et protestation ».

RANA SAMARA (Arts visuels)

Rana Samara est une artiste plasticienne diplômée de l’Académie Internationale des Arts de l’Université de Bir-Zeit. Elle se décrit ainsi :
« Mon projet d’intitule Intimate Space [espace intime]. J’ai étudié les normes sociétales, la sexualité, les rôles des genres et d’autres éléments associés à la vie moderne des Palestiniens. Je me suis essentiellement focalisée sur les facteurs les moins évidents qui reflètent la vie quotidienne des femmes vivant dans des camps de réfugiés et des communautés rurales surpeuplées, dont la vie continue à être gâchée par les traditions conservatrices et des exigences de la vie sous occupation.
Les innombrables conversations que j’ai eues en toute franchise avec des femmes palestiniennes, m’ont permis de rapporter le récit de leurs vies intimes sur la sphère publique. Représentant souvent l’intimité conjugale, mes peintures sont des métaphores visuelles de la vie quotidienne des femmes palestiniennes vivant dans des environnements restreints, fortement entravés par des traditions internes et par des facteurs externes ».
AIDA KA’ADAN (Courts métrages)

Aida Ka’adan est une jeune cinéaste née en Allemagne qui vit actuellement en Palestine. Elle dit à propos de son court-métrage « Farawleh / fraise » :
"Farawla est un court-métrage sur les petits plaisirs volés de la vie quotidienne des citoyens palestiniens vivant sous occupation. C’est un film qui étudie la signification du nationalisme et l’intervalle entre la deuxième et la troisième génération d’Al-Nakba. J’ai adopté une approche dramatique avec un peu de comédie noire et un protagoniste comique. Mes héros sont du registre dramatique. L’ironie visuelle est empruntée à Elia Suleiman, ma source d’inspiration.
Pour la réalisation de ce film, j’ai mené une recherche sur deux ouvriers du bâtiment de Cisjordanie qui s’introduisent clandestinement de l’autre côté du mur, à la recherche d’un travail dans un chantier de construction près d’un champ de fraises. L’un des ouvriers, Hamdallah, quitte le site chaque soir et cueille quelques fraises pour les manger sur le chemin du retour ».
YAZAN IWIDAT (Danse)

Chorégraphe, danseur, Yazan Iwidat a commencé à danser à l’âge de 10 ans au sein de la compagnie Sarreyet Ramallah. Depuis l’âge de 14 ans, Yazan se produit sur scène en danse contemporaine. Il a participé à de nombreux projets internationaux : zone Y (Christophersen Siljeholm, 2015, Norvège), Badke (Les Ballets C de la B, KVS, 2013, Belgique), Bound (théâtre de danse Ya Samar, 2014, USA), Ordinary Madness (Sarreyet Ramallah Dance Company, 2012, Palestine), Keffeyieh fabriqué en Chine (KVS, 2012, Belgique), Sandwichet Labaneh (Sarreyet Ramallah Dance Company, 2011, Palestine). Dans "Running Away" (2016, Ra Festival, Palestine) Yazan montre "un danseur qui sort du noir, espérant atteindre ses rêves. Il bouge subtilement, pour ne pas faire de bruit, il combat les normes culturelles. Sa silhouette noire tourne en spirale pendant 18 minutes. Elle démontre que les Palestiniens ne sont pas tous des combattants, qu’ils peuvent aussi être des perdants, abandonner, bref, des gens ordinaires. Ils ont des rêves, des espoirs et ils n’aiment pas toujours leur pays. Ils veulent aussi en sortir et partir vers un autre avenir - un avenir meilleur. Running Away n’est pas seulement une déclaration politique contre tous les critères hétéro-normatifs, économiques et sociaux dans lesquels on classe les gens. C’est aussi un danseur qui essaie de répondre aux questions qu’il se pose constamment... "

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