Amis des arts et de la culture de Palestine

Mohammed, des cordes pour l’avenir

Mohammed Alawadi ne fait pas comme les enfants de son âge. A 8 ans il devrait passer son temps libre en jouant au football avec ses amis ou seul devant l’écran d’un jeux vidéo… à la place il préfère se donner à sa passion, la musique et en particulier à l’oud !
L’oud, un instrument déjà joué dans l’antiquité : né à Babylone vers 1800 av. J.-C. il a conquis le monde d’alors et, 300 ans plus tard, on le retrouve en Egypte (le pharaon Ahmôsis 1er en conservera un dans sa tombe !). Les Arabes l’emporteront avec eux dans leur conquête du monde ; il deviendra laúd en Espagne puis luth en France.
C’est à cet instrument riche en histoire que Mohammed s’est attaché. Il n’a pas hésité à suivre les cours de musique de l’institut Edward Saïd à Gaza. Son talent et son application se sont révélés dès le premier cours comme l’explique Ismail Dawwod, le professeur de musique. Il prédit à son élève un avenir brillant dans le domaine de la musique.
L’institut où s’est inscrit Mohammed a pour objectif, à travers l’enseignement de la musique, de rendre le sourire et la joie aux enfants. Le travail demandé permet de développer des talents, faisant oublier aux enfants les difficultés quotidiennes liées aux 14 années de blocus, à l’occupation et à la violence.
Ces élèves n’ont connu que le blocus mais, au travers de la musique, l’institut Edward Saïd essaie de créer une autre forme de communication permettant à chaque enfant de s’exprimer, briser l’isolement, dépasser les difficultés et la violence pour développer tous ses sentiments et ses espoirs.

© Gaza Stories, 2020



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Le collectif Sabreen, soirée « Vibes orientales »

    Un nouveau collectif solidaire à Saint-Malo

  • « Soutirer de la lumière de toute cette horreur. »

    Lettre ouverte aux dirigeant·es par des élèves de 3ème d’un collège de Stains. (93)
    Retour sur les parcours artistiques et d’éducation populaire menés avec deux classes de troisième de collèges de Seine-Saint-Denis, autour du cinéma anticolonial et du théâtre de l’opprimé.
    Par Alexandra Dols, autrice, réalisatrice et productrice « À l’issue de la projection du film “Derrière les fronts, résistances et résilience en Palestine“, un élève m’a demandé : mais Madame, pourquoi votre film n’est (…)

  • EXCLUSION DES PALESTINIENS DU PROGRAMME PAUSE

    ARTISTES ET SCIENTIFIQUES PALESTINIEN-NE-S ET PLUSIEURS ORGANISATIONS ONT SAISI LE CONSEIL D’ÉTAT
    PAUSE est un programme piloté par le Collège de France sous tutelle de quatre ministères.
    Les requérants dénoncent une décision illégale et discriminatoire qui viole les droits fondamentaux de personnes dont la vie est menacée. Une nouvelle ligne franchie par le gouvernement français dans sa politique d’exclusion des Palestiniens
    Poursuivant la volonté manifeste du gouvernement de limiter (…)