Amis des arts et de la culture de Palestine

Miras, 12 ans, blessé par un sniper israélien

Miras, un petit garçon de 12 ans vivant dans le camp de réfugiés d’Aïda, était en train de jouer avec ses jeunes frère et soeur et son cousin sur le balcon de sa maison. Celle-ci se situe à environ 50 m de la tour de surveillance blindée, intégrée au mur de séparation longeant le camp. Miras et les autres enfants ont commencé leur jeu favori : "Jaysh (soldat en arabe) et les arabes", le "cow-boys et les indiens" local.

Le vendredi matin est un jour sans école. Ils ont commencé à jouer à 9h30 à l’intérieur de la maison puis ont continué sur le balcon quand l’air est devenu plus chaud

Vers 12h10, un soldat israélien qui se trouvait dans la tour, a ouvert le feu sur les enfants, sans aucune sommation et sans provocation de quiconque. Miras fut touché à l’estomac, une balle le traversa de part en part alors qu’il tentait de mettre à l’abri des tirs son petit frère Rowyed. Ce dernier trébucha sur le seuil du balcon et fut blessé par les éclats de verre des vitres cassées par les tirs. Il fut chanceux. Maysan (12 ans) et sa soeur Ansam (3 ans), cousine de Miras. Maysan furent également touchées l’une à l’estomac par un éclat, et l’autre, Ansam à l’épaule. Les tirs ont finalement pris fin, Miras couché sur le sol, haletant et baignant dans son sang.

Tous les voisins accoururent en criant et en colère. Ils l’emmenèrent à l’hôpital rapidement où un chirurgien l’opéra immédiatement lui sauvant ainsi la vie. Miras est maintenant hors de danger. "C’est un garçon qui a eu beaucoup de chance" affirma le chirurgien : la balle est passée à 1 cm de la moelle épinière et à 2 mm d’une artère principale. Sa trajectoire courbe a évité les organes vitaux, tels que le foie ou les reins.

Miras est encore en convalescence à l’hôpital, beaucoup de monde passant voir cet enfant "qui a de la chance", pour lui souhaiter le meilleur avenir possible.

- "Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? demandait Miras, j’étais juste en train de jouer."



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Pascal Boniface porte plainte contre la « Brigade juive »

    "Pascal Boniface est soulagé. Sa plainte contre la « Brigade juive » pour dégradations, initialement refusée, vient d’être acceptée" , annonce Nadir Dendoune dans le Courrier de l’Atlas
    « C’est le commissariat du 11è qui m’a appelé pour nous annoncer la bonne nouvelle », témoigne le géopolitologue français, spécialiste de la question israélo-palestinienne et qui est régulièrement la cible d’attaques émanant des mouvements pro-israéliens. « C’est une victoire pour la liberté d’expression et contre les violences (...)

  • Cour Pénale Internationale : face aux Palestiniens, Badinter défend Netanyahou

    La Procureure de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda, a annoncé le 20 décembre 2019 son intention d’ouvrir une enquête sur les éventuels crimes de guerre commis depuis juin 2014 en Israël-Palestine. Afin de délimiter son travail d’enquête, la procureure a demandé officiellement à la Cour de préciser que la juridiction de la Cour Pénale Internationale s’applique bien à la Palestine et que le territoire d’enquête comprend la Cisjordanie, Jérusalem Est et Gaza. Fatou Bensouda a également conseillé à (...)

  • Un texte d’Eléonore Bronstein, en soutien à Mohamad Bakri, réalisateur du film "Jénine Jénine" :

    "Modestement, je voudrais exprimer toute ma solidarité avec Mohammad Bakri convoqué aujourd’hui devant un tribunal israélien suite à une plainte d’un ancien soldat d’élite pour diffamation.
    Le tort de Mohammad ? (en plus d’être Palestinien, je veux dire) : avoir réalisé, il y a presque 20 ans, un film documentaire intitulé " Jénine Jénine" dans lequel il exposait des témoignages de survivant.e.s du massacre israélien du camp pendant la répression de la seconde Intifada.
    Il est, depuis, harcelé, empêché de (...)