Amis des arts et de la culture de Palestine

Le Maire de Khuza’a S’adresse à l’UJFP

Voici 4 ans, l’UJFP a lancé une grande souscription pour élever un château d’eau afin d’aider les agriculteurs du village de Khuza’a. Une fois construit, un autre besoin s’est fait sentir, raccorder des fermes au château d’eau ; une nouvelle souscription organisée par l’UJFP a rapidement permis, dès décembre 2018, d’installer plus de 5 km de canalisations afin de raccorder une centaine d’exploitations.

Les fermiers de Khuza’a, jalousement indépendants et méfiants à l’égard des différentes dérives des partis politiques ont formé une association paysanne locale. Ils se sont tournés une nouvelle fois vers l’UJFP pour financer la construction de leur "Maison des paysans", indispensable lieu abrité pour gérer en commun les questions liées à l’irrigation et à leur travail en général.

C’est un peu plus tard, cette même année 2019, qu’il devenait évident que le fonctionnement de l’irrigation devait s’affranchir des coupures de courant dues au blocus qui rationne les volumes de fuel utilisé pour alimenter les centrales électriques de Gaza. Les paysans ont alors contacté diverses associations, rempli des dossiers, se sont battus après du ministère de l’Agriculture et ont finalement obtenu l’installation de panneaux solaires leur fournissant la moitié de l’énergie nécessaire à la pompe du château d’eau.

Parallèlement, afin de rester maîtres de leurs savoirs et de leur travail, les paysans de Khuza’a et Abasan ont désiré échapper au lobby des semenciers et produire eux-mêmes les graines de leurs jardins maraîchers. C’est ce dernier projet co-financé par l’UJFP et Humani-Terre qui est présenté ici : une pépinière solidaire.

Celle-ci est soutenue par le mokhtar de Khuza’a (l’autorité traditionnelle) et surtout le maire de Khuza’a (l’autorité "moderne", la municipalité) et des associations afin de fournir aux agriculteurs des plants et des semences de qualité et à un prix très abordable. Le seul or que produit cette pépinière, c’est celui de la terre rendue fertile malgré les conditions de vie que le blocus israélien impose à tous.



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Gare au faucon : Ce que nous réserve Joe Biden en matière de politique étrangère

    Le monde sera-t-il un endroit plus sûr si Joe Biden remplace Donald Trump à la Maison-Blanche ? Rien n’est moins sûr. Le futur nouveau président des États-Unis a commencé sa carrière politique en protestant contre la guerre au Vietnam. Mais par la suite, le sénateur démocrate devenu vice-président d’Obama a pris fait et cause pour toutes sortes de guerres directes et indirectes. Portrait d’un produit pur jus de l’impérialisme US qui ne présage rien de bon pour la paix dans le monde. (IGA)
    Des millions de (...)

  • Les progressistes continueront à se battre pour la Palestine – avec ou sans Biden

    "Biden peut essayer d’ignorer ces voix, y compris celles des mouvements populaires et des coalitions comme Black Lives Matter qui ont défendu la liberté des Palestiniens. Mais comme d’autres causes urgentes – dégradation du climat, soins de santé pour tous, droits des travailleurs – la Palestine ne disparaîtra pas de sitôt de l’ordre du jour de la gauche."
    Lire la suite de cet article d’Edo Konrad, rédacteur en chef du site +972mag.com en date du 10 novembre dernier sur lesite de l’Agence.
    Lire aussi (...)

  • Une chercheuse française obtient un doctorat pour une thèse sur le massacre de Sabra et Chatila dans la littérature et l’art

    La chercheuse française Sandra Barrère a obtenu un doctorat en littératures française francophone et comparée après avoir discuté de sa thèse intitulée "Écrire une histoire tue. Le massacre de Sabra et Chatila dans la littérature et l’art".
    Dirigée par le professeur Engélibert, avec, parmi les membres du jury la comparatiste Catherine Coquio et le grand expert de l’histoire contemporaine du monde arabe du Collège de France Henry Laurens, cette thèse a été soutenue à l’Université Bordeaux-Montaigne le 28 (...)