
Nidal Khateeb (Nidal Khateeb Tantura), le marionnettiste de Ramallah qui se qualifie lui-même de « fou », vient de réaliser le film Eyes Thirsty for Ligh que les surréalistes auraient adoré ! L’intrigue n’est pas facile à suivre, mais le message – le retour sur les terres ancestrales de la Palestine – est clair, comme c’est souvent le cas dans l’art palestinien.
Certains diront que cela rend l’art palestinien « politique » ou « idéologique », voire incisif. Si tout art comporte un aspect rebelle, et donc politique, l’art palestinien l’est sans aucun doute davantage que la plupart des autres. Mais il faut dire que la plupart des artistes dans ce monde ne travaillent pas dans des conditions de guerre, d’injustice et d’occupation depuis des décennies.
Le film de Nidal illustre comment l’attachement des Palestiniens à leur terre se manifeste dans leurs rêves, leurs aspirations et, surtout, dans leurs attentes. La culture et la personnalité palestiniennes en sont imprégnées, et c’est la raison principale pour laquelle la Palestine a toujours existé et existera toujours.