Amis des arts et de la culture de Palestine

Dimanche 12 novembre

Nous commençons la journée par une entrevue avec la directrice du Centre Culturel Français de Naplouse. Encore une personne très dynamique et qui "accroche" à notre projet de tournée de théâtre pour septembre prochain.

Nous apprenons en sortant que Youssef Hadji, le directeur de DARNA, a pu rentrer à Naplouse après 2 mois de vacances en France. C’est une bonne nouvelle.
En effet, Youssef est marocain et travaille pour une ONG française. Comme tous les étrangers vivant dans les territoires depuis 2000, il entre avec un visa touristique de trois mois car Israël ne délivre quasiment plus d’autre visa, ni pour regroupement familial, ni visa de travail. Et depuis le mois d’avril 2006, beaucoup de ces personnes se sont vu refuser l’entrée sur le territoire pour une période de 1 à 5 ans. Les médecins ou personnels des ONG étrangères sont aussi touchés. La responsable de Planète Finance vient de passer 5 jours en centre de rétention à Tel Aviv avant d’être autorisée à pénétrer en Israël.
Cette politique va priver la société civile palestinienne de nombreuses ressources et la déliter encore un peu plus.

A l’université El Nahja, nous retrouvons Hassan, le directeur du conservatoire de musique de Naplouse, qui est aussi professeur de musique ici. Campus tout neuf sur les hauteurs de Naplouse dominant toute la Cisjordanie. Plus de 16 000 étudiants ici, en sciences des technologies, architectures, beaux-arts, etc... Faire des études est le meilleur des passeports pour les palestiniens.

Nous rendons visite au père de Walid, professeur d’art plastique dans cette même université. Les larmes dans les yeux, il nous remercie pour la tournée en France. En fond d’écran, une photo de lui et Walid, radieux. C’était son unique fils, mort à 15 ans.

Nous déjeunons avec les familles des musiciens et enchaînons pour une réunion de travail à DARNA pour approfondir notre projet avec Abed et Youssef.

Soirée narguilé avec des amis de DARNA et les jeunes musiciens. Mélange des générations et des cultures dans une ambiance très conviviale. La soirée se termine vers 20h30, un couvre-feu implicite pèse aussi sur Naplouse.

Il y aura 11 arrestations durant la nuit dans un des camps de réfugiés très proches du centre ville.



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • FESTIVAL DE CANNES : LETTRE D’ARTISTES PALESTINIENS CONCERNANT LEUR REFUS DE PARTICIPER AU FESTIVAL

    Nous, l’équipe de tournage du film ‘Let It Be Morning’ souhaitons faire le communiqué suivant concernant notre décision de ne pas participer au festival de Cannes :
    Nous soutenons notre ami et camarade Eran Kolirin et nous sommes fiers d’avoir participé au projet de film inspiré du roman éponyme de Sayed Kashua ‘Let It Be Morning’. Nous sommes heureux que le film ait été sélectionné à Cannes.
    Ce film est le fruit d’une production collective qui décrit “l’état de siège” que nous vivons comme l’a écrit le (...)

  • La NAKBA continue

    Ayaled Shaked demande l’expulsion de Salah Hamouri
    Le 30 juin 2021, la ministre de l’Intérieur israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir signé la révocation du titre de résidence à Jérusalem de Salah Hamouri.
    Cette décision de l’actuelle ministre de l’Intérieur israélienne met à exécution ce que son prédécesseur avait déjà réclamé en septembre 2020. Cette mesure entraînerait une expulsion définitive et l’impossibilité pour Salah de vivre à Jérusalem mais également en Palestine, c’est à dire l’exil (...)

  • Arrêtez de comparer Israël à l’Afrique du Sud de l’apartheid ; c’est pire Par Thembisa Fakude

    Il est courant de nos jours de comparer le racisme institutionnel d’Israël et son occupation de la Palestine à l’apartheid sud-africain. Jusqu’à un certain point, c’est une comparaison raisonnable. Jusqu’à un certain point. Malgré toutes ses horreurs et sa brutalité, le régime d’apartheid en Afrique du Sud n’a jamais utilisé d’avions de chasse et d’artillerie pour bombarder les personnes opprimées vivant dans les townships. Israël l’a fait, et continue de le faire. C’est maintenant devenu presque une (...)