Amis des arts et de la culture de Palestine

BDS : la Cour d’appel de Paris annule les poursuites contre 4 militants

La Cour d’appel de Paris a prononcé mercredi la nullité des poursuites engagées contre 4 militants de la campagne BDS (Boycott Désinvestissements Sanctions) qui avaient déjà été acquittés devant une juridiction de première instance.

Ces quatre militants, Maha, Olivia, Mohamed et Ulrich, étaient initialement poursuivis -sur ordre d’un gouvernement exécuteur des basses oeuvres du lobby israélien en France- pour une série d’actions BDS dans des hypermarchés de la région parisienne, début 2009, après les massacres de masse opérés par l’armée israélienne contre le peuple palestinien de Gaza (opération dite « Plomb Durci » de décembre 2008-janvier 2009)

Malgré un réquisitoire féroce du procureur, le tribunal correctionnel de Bobigny, en 2012, avait prononcé la relaxe de nos camarades, et ainsi considéré que l’appel au boycott d’un Etat, Israël dans ces affaires-ci, participait d’une liberté fondamentale, la liberté d’expression.

Mais le parquet faisait immédiatement appel de cette décision, et la Cour d’appel (de Paris, dont dépend Bobigny) fut donc saisie.

A l’audience d’octobre 2013, les avocats des quatre prévenus soulevaient cependant d’emblée plusieurs exceptions de nullité : intitulé étrange de l’incrimination (évoquant une « discrimination à l’encontre d’un Etat », notion absente du code pénal !) et prescription des faits reprochés.

Et une fois de plus dans les annales de ces iniques procès BDS exigés par le couple gouvernement-lobby israélien, le procureur manifestait son indépendance d’appréciation en concluant que oui, les exceptions de nullité soulevées par nos avocats étaient à son avis recevables.

La Cour d’appel mettait alors sa décision en délibéré, avec renvoi à début 2014.

La nullité est donc confirmée, assortie d’une confirmation de l’irrecevabilité de l’une des officines les plus hargneuses dans les procès BDS, la Chambre de commerce France-Israël.

Ce qui ne manque pas de sel quand on sait que l’avocat de la Chambre de commerce France-Israël, M° Pascal Markowicz, est le premier à se répandre sur les sites sionistes, type CRIF et autres, pour expliquer à ses lecteurs combien le boycott serait « illégal » . Sans jamais leur dire, bien entendu, qu’il est lui-même le premier retoqué.

Nous ne devrions donc plus entendre parler de ce procès-ci. Et il ne tient qu’à nous de développer, plus que jamais, la campagne BDS et la solidarité active avec le peuple de Palestine.

CAPJPO-Euro-Palestine



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Habiller le discours dominant en rigueur historique A propos du documentaire « Palestine : une histoire » diffusé sur France 5

    Il existe une forme de malhonnêteté intellectuelle plus redoutable que le mensonge, celle qui emprunte le langage de la rigueur pour mieux maîtriser la conclusion. Le documentaire « Palestine : une histoire », diffusé sur France 5, en offre un exemple particulièrement travaillé. Sur trois épisodes, il convoque le paradigme du colonialisme de peuplement, donne à voir la dépossession historique du peuple palestinien, interroge des témoins, palestiniens notamment, cite des archives, partage des (…)

  • L’acteur Motaz Malhees ne pourra pas assister à la cérémonie des Oscars

    Bloqué par l’interdiction de Trump de laisser voyager les Palestiniens
    Le film de Kaouther Ben Hania, « La voix de Hind Rajab », présenté par la Tunisie, est sélectionné pour l’Oscar du meilleur film international, mais l’un de ses acteurs ne pourra être présent à la cérémonie le dimanche 15 mars.
    Motaz Malhees, qui incarne un opérateur de centre d’appels tentant désespérément d’aider Hind Rajab, une fillette palestinienne de 5 ans piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza, a annoncé (…)

  • Négation du génocide à Gaza : la France en pôle position

    Si vous demandez à Chat GPT quelles instances internationales estiment qu’Israël commet un génocide à Gaza, il vous rappellera que la Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné des mesures conservatoires devant un risque risque « réel et imminent de préjudice irréparable au titre de la Convention sur le génocide » dans son ordonnance du 26 janvier 2024. Il vous citera également la Commission d’enquête indépendante des Nations unies qui a conclu en septembre 2025 qu’Israël avait commis et (…)