Amis des arts et de la culture de Palestine

Zoom sur le keffieh, ce foulard typique de la Palestine

Coiffe traditionnelle arabe, le keffieh est devenu au fil des années l’emblème des Palestiniens. Comment ce foulard typique est-il devenu le symbole de tout un peuple ? Quelle est son histoire ? Voici tout ce que vous devez savoir sur le keffieh.

Le keffieh : quelle origine ?
Si aujourd’hui le keffieh est incontestablement lié à la Palestine, ses origines, elles, se situeraient plutôt du côté de l’Irak. En effet, le mot désignant ce couvre-chef veut dire « relatif à Koufa », en référence à la ville irakienne. Plusieurs histoires entourent la naissance de ce foulard typique. Pour certains, ce dernier serait né au VIIème siècle lors d’une bataille entre arabes et perses près de Koufa, pour d’autres, il serait né il y a 5000 ans en Mésopotamie. Il aurait alors été porté par les prêtres sumériens et babyloniens.

Bien que le keffieh ne soit pas spécifiquement lié à un statut social, il est important de rappeler qu’il a longtemps été utilisé par les paysans et les bédouins. Le keffieh jouait un rôle de protection, en couvrant la tête et la nuque du soleil.

Plus tard, en 1936, lors de la Première Guerre mondiale et de la révolte arabe contre la domination coloniale britannique, le keffieh est arboré par les nationalistes palestiniens. Ils s’en servent pour cacher leur visage et ne pas être arrêtés. C’est à partir de ce moment-clé, que le keffieh est adopté en masse par les Palestiniens, devenant un symbole de solidarité.

Le keffieh : quelle est sa signification ?
En regardant un keffieh de près, on peut observer différents motifs sur le tissu. Des coutures noires mises en évidence par le coton blanc, qui auraient de nombreuses significations. Le motif “filet de pêche” symboliserait le lien entre le marin palestinien et la mer Méditerranée. Les feuilles d’olivier quant à elles, illustreraient la persévérance, la force et la résilience. Enfin, la ligne large et épaisse ferait référence à la route commerciale qui traverse la Palestine, signe de richesses, de voyages et d’échanges culturels.

Qui porte le keffieh ?
Le keffieh a été popularisé dans les années 60 par le dirigeant palestinien Arafat, qui le portait à chaque événement. Mais ce foulard typique, bien que lié à la Palestine, dépasse les frontières. Dans le monde arabe, il est également utilisé en Jordanie, en Syrie, en Arabie Saoudite, ainsi que dans les Émirats arabes unis, qui eux, leur préfèrent une version immaculée.

En Occident, aux début des années 2000, des créateurs n’ont pas hésité à s’emparer du keffieh, propulsant ce dernier au rang de pièce iconique. Un accessoire de mode, qui s’éloigne alors des couleurs et motifs traditionnels.

Source



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Habiller le discours dominant en rigueur historique A propos du documentaire « Palestine : une histoire » diffusé sur France 5

    Il existe une forme de malhonnêteté intellectuelle plus redoutable que le mensonge, celle qui emprunte le langage de la rigueur pour mieux maîtriser la conclusion. Le documentaire « Palestine : une histoire », diffusé sur France 5, en offre un exemple particulièrement travaillé. Sur trois épisodes, il convoque le paradigme du colonialisme de peuplement, donne à voir la dépossession historique du peuple palestinien, interroge des témoins, palestiniens notamment, cite des archives, partage des (…)

  • L’acteur Motaz Malhees ne pourra pas assister à la cérémonie des Oscars

    Bloqué par l’interdiction de Trump de laisser voyager les Palestiniens
    Le film de Kaouther Ben Hania, « La voix de Hind Rajab », présenté par la Tunisie, est sélectionné pour l’Oscar du meilleur film international, mais l’un de ses acteurs ne pourra être présent à la cérémonie le dimanche 15 mars.
    Motaz Malhees, qui incarne un opérateur de centre d’appels tentant désespérément d’aider Hind Rajab, une fillette palestinienne de 5 ans piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza, a annoncé (…)

  • Négation du génocide à Gaza : la France en pôle position

    Si vous demandez à Chat GPT quelles instances internationales estiment qu’Israël commet un génocide à Gaza, il vous rappellera que la Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné des mesures conservatoires devant un risque risque « réel et imminent de préjudice irréparable au titre de la Convention sur le génocide » dans son ordonnance du 26 janvier 2024. Il vous citera également la Commission d’enquête indépendante des Nations unies qui a conclu en septembre 2025 qu’Israël avait commis et (…)