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Une famille palestinienne va sur ses tombes par un tunnel sous le mur de séparation près de Bethléem

Les Palestiniens ont souffert de bien des façons à cause du mur de séparation israélien, et dans le cas d’une famille, à Al-Walajah, à l’ouest de Bethléem, le mur la sépare des tombes de ses parents. Ahmad Barghouth, 66 ans, a dit à Ma’an qu’il a enterré ses parents et ses grand-parents il y a quelques années dans son champ, près de sa maison. Mais le mur de séparation a été construit sur son terrain, entre le petit cimetière familial et sa maison.

Une famille palestinienne va sur ses tombes par un tunnel sous le mur de séparation près de Bethléem

Lorsque Barghouth a vu les projets du mur, il a compris que le tracé isolerait les tombes de sa famille. Mais il peut leur rendre visite par un petit tunnel sous le mur de séparation - Barghouth a réussi à obtenir l’autorisation pour ce tunnel de la cour suprême israélienne.

"J’ai pu à plusieurs reprises arrêter les entrepreneurs de travailler dans cette zone, jusqu’à ce que la cour décide enfin qu’un tunnel devait être creusé sous le mur de manière à ce que ma famille puisse accéder aux tombes."

Le tunnel a été construit avec une porte en fer à l’entrée, et les clés ont été remises à la famille.

Pendant la visite avec un journaliste de Ma’an, Nidal, le fils de 46 ans de Barghouth, a expliqué que sa famille a perdu de grands pans de terres agricoles à cause du mur de séparation.

"Nous avions l’habitude d’aller librement dans nos oliveraies, mais maintenant, comme vous pouvez voir, les vergers ont été abimés, ainsi que le paysage et la vue naturelle."

"Regarde cette pelle mécanique là-bas, en train d’arracher des arbres qui ont été plantés il y a des siècles," dit-il pendant qu’un bulldozer déracine des oliviers.

Photo

Le maire de al-Walajah, Abd al-Rahman Abu al-Teen, dit que le village a été mal pris en compte et même ignoré par l’Autorité palestinienne. "Il y a quelques années, un fonctionnaire de l’AP a visité le village pour vérifier un projet," a dit Abu al-Teen.

"Lorsque les villageois l’ont exhorté à aller sur la zone où était prévu le tracé du mur de séparation, il a trouvé un prétexte pour ne pas y aller, il a promis de visiter le secteur plus tard, mais il n’est jamais revenu."

Le mur de séparation, dont la construction a commencé en 2003, contribue à restreindre massivement la liberté de circulation des Palestiniens au sein de leur territoire internationalement reconnu.
Lorsqu’il sera terminé, 85% du mur sera construit à l’intérieur de la Cisjordanie occupée.

En 2004, le Cour internationale de Justice a demandé à Israël d’en arrêter la construction.

Source : Maan News

Traduction : MR pour ISM



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