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Omar Hajajleh et sa famille prisonniers dans leur propre maison.

Depuis plusieurs jours l’armée d’occupation israélienne consigne à résidence cette famille de Al Walaja.
Al Walaja est un village palestinien situé à neuf kilomètres au sud-ouest de la vieille ville de Jérusalem et à quatre kilomètres au nord-ouest de Bethléem. C’est l’un des sept villages palestiniens du gouvernorat occidental de Bethléem menacé d’être isolé du reste de la Cisjordanie par le mur.
Omar Hajajleh , habite le long du tracé prévu du mur et avec sa famille est isolé du reste de Al Walaja. Le seul accès de cette famille de réfugiés palestiniens au village s’effectue par une porte clôturée dans le tunnel qui passe sous la barrière.
La maison familiale des Hajajleh, accrochée à flanc de colline, est un peu isolée du reste du village, ce qui lui vaut d’en être séparée aujourd’hui par une clôture.« En 2010, ils sont venus me voir afin de me dire qu’ils allaient construire un mur, et que je ne me trouvais pas du côté palestinien de son tracé. Ils m’ont dit que c’était un gros problème pour tout le monde »
Les Israéliens vont ainsi lui proposer plusieurs options : « Ils m’ont d’abord proposé de me racheter ma maison. Ensuite, ils m’ont proposé de louer mon terrain et ma maison pour 99 ans. Devant mon refus, ils ont insisté pour que je devienne leur partenaire pour la création de maisons et d’hôtels, ici même. Enfin, ils m’ont soumis l’idée d’un échange contre une autre terre en zone A ou B, en me proposant le double de la valeur de mon bien. J’ai tout refusé »,
L’homme, dont la maison a été construite avant 1948, accuse les soldats israéliens d’agressions physiques sur sa famille, et de tentatives de sabotage sur son bien.
Finalement, les soldats israéliens trouvent une solution pour le moins inattendue : un tunnel est creusé, avec une porte automatique renforcée, afin que la famille puisse rentrer chez elle. Omar, lui, voit la situation autrement : il possède désormais les clés de sa propre prison.
« Personne n’a le droit de venir chez moi, ni de me rendre visite. Même vous, vous n’avez pas le droit d’être là », s’agace-t-il. Quand on lui demande dans quelle zone il se trouve à présent, sa réponse est catégorique : « Je suis en Palestine. C’est la Palestine ici, quelle que soit la zone, du Jourdain jusqu’à Tel Aviv. Quant à moi, je resterai dans ma maison, quoi qu’ils fassent ».
Suite à l’édification de cette séparation, Omar et sa famille se trouvent malgré tout désormais sous le contrôle total d’Israël.
La ville d’al-Walaja est quasiment enclavée, totalement encerclée par le mur. Mais ses habitants savent que c’est le prix à payer s’ils ne veulent pas abandonner leur terre. Omar Hajajleh et sa famille, eux, vivent dans une double prison.
Outre le cas très spécial de la famille d’Omar qui a pu rester dans leur maison grâce à une campagne internationale il y a quelques années, le village compte plus de 10 maisons dont les habitants ont reçu des ordres de démolitions pour les jours à venir



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