Amis des arts et de la culture de Palestine

"Nous voulons que nos histoires voyagent" : Netflix lance une collection de films palestiniens

Le réalisateur palestinien Ameen Nayfeh se dit fier d’avoir donné vie, par le biais d’un film, au combat personnel qu’il a mené pour traverser un poste de contrôle militaire israélien afin de rendre visite à son grand-père mourant. Mais il ne s’attendait pas à ce que son court-métrage ait une large audience, rapporte Reuter’s.

Tout a changé pour Nayfeh jeudi, lorsque Netflix a lancé une nouvelle collection de films palestiniens, la première du genre par un grand service de streaming, qui comprend son court métrage primé "The Crossing".

"C’est pour cela que nous faisons des films, parce que nous voulons que nos histoires voyagent, nous voulons que les gens nous connaissent", a déclaré Nayfeh, 33 ans, à Reuters.

"Maintenant, lorsque vous tapez Palestine dans le bouton de recherche de Netflix, vous verrez tellement de titres différents que vous pouvez regarder. Avant, quand je tapais Palestine, j’obtenais des titres israéliens", a-t-il ajouté.

La nouvelle collection palestinienne de Netflix, intitulée "Palestinian Stories", est composée de 32 films primés qui sont soit réalisés par des cinéastes palestiniens, soit racontent des histoires palestiniennes, a indiqué la société dans un communiqué de presse mardi.

"La diversification de notre contenu me tient à cœur alors que Netflix s’efforce de devenir la maison du cinéma arabe", a déclaré Nuha El-Tayeb, une porte-parole de Netflix.

De nombreux films racontent des histoires de la vie des Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza, territoires occupés par Israël lors de la guerre du Moyen-Orient de 1967, et que les Palestiniens souhaitent voir devenir un futur État indépendant.

Israël maintient des points de contrôle militaires en Cisjordanie, invoquant des raisons de sécurité. Les Palestiniens affirment que ces barrages limitent considérablement leur mobilité sur l’ensemble du territoire.Avant les cinéastes, les musiciens palestiniens ont commencé à profiter des avantages du streaming auprès d’un public mondial après que Spotify a lancé son service de streaming musical au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2018.

Netflix a mis la nouvelle collection de films palestiniens à la disposition de tous ses clients, a indiqué la société.Huda Al-Imam, une actrice dans le film nommé aux Oscars, "Ave Maria", qui figure également dans la collection palestinienne de Netflix, a déclaré que cela élargirait la portée des histoires palestiniennes.

"Grâce à Netflix, les histoires palestiniennes et la vie palestinienne, avec sa beauté et son agonie, seront désormais diffusées dans le monde entier", a déclaré Huda Al-Imam.

Source : PUBLIÉ PAR : MIDDLE EAST MONITOR
Traduction : AFPS



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Habiller le discours dominant en rigueur historique A propos du documentaire « Palestine : une histoire » diffusé sur France 5

    Il existe une forme de malhonnêteté intellectuelle plus redoutable que le mensonge, celle qui emprunte le langage de la rigueur pour mieux maîtriser la conclusion. Le documentaire « Palestine : une histoire », diffusé sur France 5, en offre un exemple particulièrement travaillé. Sur trois épisodes, il convoque le paradigme du colonialisme de peuplement, donne à voir la dépossession historique du peuple palestinien, interroge des témoins, palestiniens notamment, cite des archives, partage des (…)

  • L’acteur Motaz Malhees ne pourra pas assister à la cérémonie des Oscars

    Bloqué par l’interdiction de Trump de laisser voyager les Palestiniens
    Le film de Kaouther Ben Hania, « La voix de Hind Rajab », présenté par la Tunisie, est sélectionné pour l’Oscar du meilleur film international, mais l’un de ses acteurs ne pourra être présent à la cérémonie le dimanche 15 mars.
    Motaz Malhees, qui incarne un opérateur de centre d’appels tentant désespérément d’aider Hind Rajab, une fillette palestinienne de 5 ans piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza, a annoncé (…)

  • Négation du génocide à Gaza : la France en pôle position

    Si vous demandez à Chat GPT quelles instances internationales estiment qu’Israël commet un génocide à Gaza, il vous rappellera que la Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné des mesures conservatoires devant un risque risque « réel et imminent de préjudice irréparable au titre de la Convention sur le génocide » dans son ordonnance du 26 janvier 2024. Il vous citera également la Commission d’enquête indépendante des Nations unies qui a conclu en septembre 2025 qu’Israël avait commis et (…)