Amis des arts et de la culture de Palestine

Le film "The Voice of Hind Rajab" de Kaouther Ben Hania en compétition officielle, 82e Mostra de Venise 2025.

Première à la Mostra de Venise 2025 (27 août - 9 septembre)
Pas encore distribué en France

Tourné en Tunisie dans la plus grande discrétion, le film raconte l’histoire d’une jeune Palestinienne, Hind Rajab, qui a été tuée par les forces israéliennes à Gaza en 2024 avec six membres de sa famille qui fuyaient la ville de Gaza lorsque leur véhicule a été la cible du tir d’un char israélien qui a tué sur le coup son oncle, sa tante et trois cousins.

Hind (6 ans) et une cousine (15 ans) ont survécu ; elles ont contacté la Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS) pour demander de l’aide. La cousine a été victime des tirs qui continuaient. Hind est restée au téléphone dans la voiture. Une ambulance a été dépêchée, pour lui porter secours. Les 2 ambulanciers ont été fauchés par des tirs avant d’atteindre Hind, qui été retrouvée elle aussi tuée par balles.

Les échanges téléphoniques avec Hind ont été enregistrés par le PRCS et diffusés sur les réseaux sociaux. La mort de Hind Rajab a déclenché des manifestations dans le monde entier, notamment à l’université Columbia, où les étudiants ont rebaptisé le Hamilton Hall « Hind’s Hall ».

Le rappeur américain Macklemore a également sorti une chanson de protestation intitulée « Hind’s Hall »
Avec : Amir Hlehel, Clara Khoury, Motaz Malhees, Saja Kilani
Scénario : Kaouther Ben Hania
Image : Juan Sarmiento G.
Production : Nadim Cheikhrouha (Tanit Films) en collaboration avec Odessa Rae et James Wilson, et avec le soutien de Film4.

Ventes internationales :
The Party Film Sales
Phone : +33(0)1 76 21 51 77
https://www.thepartysales.com/contact-us/


Kaouther Ben Hania est une réalisatrice et scénariste tunisienne notamment remarquée en compétition à Cannes en 2023 avec “Les filles d’Olfa“. Son film “La belle et la meute“ avait été sélectionné dans la section Un certain regard en 2017, ainsi que dans l’Orizzonti de Venise en 2020 et nommée deux fois aux Oscars.

Propos de la réalisatrice :

« Voici comment tout a commencé : j’étais en pleine campagne pour les Oscars avec “Les filles d’Olfa“ et je me préparais psychologiquement à enfin entrer en préproduction d’un film dont j’avais commencé l’écriture dix ans plus tôt. Puis, lors d’une escale à l’aéroport de Los Angeles, tout a basculé. J’ai entendu un enregistrement audio de Hind Rajab implorant de l’aide. À ce moment-là, cet enregistrement se propageait rapidement sur Internet.

J’ai immédiatement ressenti un mélange de tristesse accablante et d’impuissance. Une réaction physique, comme si le sol se dérobait sous mes pieds. Je ne pouvais plus envisager l’avenir comme avant.

J’ai contacté le Croissant-Rouge et leur ai demandé de me laisser écouter l’enregistrement audio dans son intégralité. Il durait environ 70 minutes et était poignant.

Après l’avoir écouté, j’ai su, sans l’ombre d’un doute, que je devais tout abandonner. Je devais réaliser ce film.

J’ai longuement discuté avec la mère de Hind, avec les personnes réelles qui étaient à l’autre bout du fil, celles qui avaient essayé de l’aider. J’ai écouté, j’ai pleuré, j’ai écrit.

J’ai tissé une histoire autour de leurs témoignages, en utilisant l’enregistrement audio réel de la voix de Hind, et en construisant un film tourné en un seul lieu où la violence reste hors champ. C’était un choix délibéré. Parce que les images violentes sont partout sur nos écrans, nos fils d’actualité, nos téléphones.

Je voulais me concentrer sur l’invisible : l’attente, la peur, le silence insupportable quand l’aide n’arrive pas. Parfois, ce que l’on ne voit pas est plus dévastateur que ce que l’on voit.

Au cœur de ce film se trouve quelque chose de très simple, mais très difficile à accepter. Je ne peux pas accepter un monde où un enfant appelle à l’aide et où personne ne vient. Cette douleur, cet échec, nous appartiennent à tous.

Puisse la voix de Hind Rajab être entendue. »



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