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La Palestine aux Oscars 2021

Au moment où certains pays arabes n’ont pas encore choisi le film qui va les représenter aux Oscars, la Palestine a choisi le film « Gaza mon amour », (en référence à Hiroshima mon amour) le dernier film des deux réalisateurs palestiniens Arab et Tarzan Nasser pour représenter leur pays à la 93e cérémonie des Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère. C’est la 13e fois que la Palestine est représentée aux Oscars, ce qui est important pour un pays en conflit qui ne possède pas d’industrie ni d’institution de cinéma
Un Long métrage 87’ de Tarzan Nasser, Arab Nasser

Produit par Les Films du Tambour

Année de production : 2020

Sophie Dulac Distribution

Réalisateurs (2)
Tarzan Nasser
Arab Nasser

Avec : Salim Daw, Hiam Abbass, Maisa Abd Elhadi, George Iskandar, Hitham Al Omai, Manal Awad

Photo : Affiche du film Gaza Mon Amour
Source : Ana Arab via Facebook

Le film Gaza Mon Amour fera partie de la sélection officielle de la Mostra de Venise, l’un des cinq plus grands festivals de film au monde, qui se déroulera en septembre 2020.

Synopsis :

Issa, un pêcheur de soixante ans, est secrètement amoureux de Siham, une femme qui travaille comme couturière au marché. Finalement déterminé à proposer, Issa découvre une ancienne statue d’Apollon dans son filet de pêche, qu’il décide de cacher chez lui. Quand les autorités locales découvrent l’existence de ce mystérieux trésor, les ennuis commencent pour Issa. Parviendra-t-il à déclarer son amour à Siham ?

Tarzan et Arab Nasser sont deux frères palestiniens nés à Gaza. Un an suivant leur naissance, les derniers cinémas à Gaza ont dû fermer. C’est après avoir été diplômés des Beaux-Arts de l’université Al-Aqsa, que les deux hommes ont développé leur passion pour le cinéma.

Ce long métrage n’est pas le seul film à succès réalisé par les frères Nasser. À ce jour, les deux frères jumeaux comptent trois long métrages en plus à leur actif ; dont Dégradé (2016) sorti en salle en France qui marque la première coproduction officielle entre la France et la Palestine et Apollo (2019).

En 2010, ils écrivent, produisent et réalisent leur premier court-métrage, Colourful Journey, nominé au Festival du film de Rotterdam en 2012. Condom Lead est leur deuxième court-métrage, sélectionné au Festival de Cannes en mai 2013. Le film raconte l’intimité perturbée d’un couple pendant la guerre. En 2013, ils écrivent et réalisent Apartment 10/14, un court-métrage qui a également été nominé au Festival international du Film de Dubaï en 2014.

Gaza Mon Amour (2020) / Fiction / Arabe / 1h25

« Gaza mon amour » raconte l’histoire d’un pêcheur célibataire d’une soixantaine d’années à Gaza, secrètement amoureux d’une femme couturière dans le marché où il la croise régulièrement. Un jour, il tombe sur une statue antique d’Apollon dans son filet de pêche, qu’il cache chez lui. Quand les autorités locales découvrent l’existence de ce trésor, les ennuis commencent pour le pêcheur. L’histoire est inspirée d’un fait divers : la découverte d’une statue antique d’Apollon qui fut l’objet du documentaire de Nicolas Wadimoff L’Apollon de Gaza (2018). « Gaza mon amour » est le troisième film des frères Nasser. En mai 2013, leur court-métrage « Condom Lead » est le premier film palestinien à être montré en compétition officielle au festival de Cannes. « Dégradé », leur premier long métrage est sélectionné en compétition à la Semaine de la Critique. Le film traverse l’humanité attendrissante des personnages incarnés avec tendresse et délicatesse par Salim Daw et Hiam Abbass. les frères Nasser sont d’excellents directeurs d’acteurs. Ils dressent un portrait pétri d’humanité de Gaza à l’époque actuelle, où l’on peut rire et envisager d’aimer sans que le conflit israélo-palestinien gâche le goût de vivre du quotidien. Le ton privilégie l’humanité des personnages en même temps qu’un portrait chargé d’amour de la ville natale des frères jumeaux cinéastes. La peinture a beau privilégier des couleurs grises, le quotidien n’en est pas moins chaleureux, porté par l’espoir de belles rencontres où tout est possible à l’instar de l’histoire de la rencontre entre Issa et Siham



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    Lire la suite de cet article d’Edo Konrad, rédacteur en chef du site +972mag.com en date du 10 novembre dernier sur lesite de l’Agence.
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