Amis des arts et de la culture de Palestine

Gaza : le Cinéma des enfants

Dans une bibliothèque locale de Rafah, au sud de la bande de Gaza, les enfants travaillent sur un carton blanc. Ils créent le box-office de leur cinéma.

D’autres attribuent des autocollants aux sièges. Un autre groupe d’enfants s’occupe de la distribution du popcorn en préparation d’une projection de film. Les enfants se mette ensuite sur une file pour avoir leurs billets avant d’entrer dans le lieu de projection. Ils restent tranquilles alors que leurs yeux ne quittent pas l’écran ; mais une fois le film terminé, ils sont impatients de discuter de ce qu’ils viennent de voir et de réfléchir sur leur première expérience cinématographique. Certains parlent, d’autres chantent, dansent et dessinent.

Ce n’est qu’un bref aperçu de l’une des 160 projections que nous avons réussi à mettre en œuvre dans la bande de Gaza en 2017 grâce à vos dons généreux. Vous trouverez ci-dessous une mise à jour de certains des principaux résultats des activités l’année dernière du projet du cinéma.

Le Cinéma des enfants de Gaza

L’idée était de créer un espace paisible et créatif où les enfants pourraient être des enfants, un espace où un enfant peut vivre des moments joyeux tout en survivant à la dure réalité du blocus et de la guerre. Le résultat a été le Cinéma des enfants de Gaza, un projet né du désir de créer un refuge pour les enfants, et la preuve de la magie du cinéma – de comment un film peut atténuer la souffrance et donner un peu de lumière à l’un des endroits les plus sombres dans le monde.

Le cinéma en 2017

En 2016 et début 2017, nous avons réussi à réunir 7800 dollars US à travers notre page de collecte de fonds en ligne et à travers d’autres événements de collecte de fonds en soutien au projet.
Photo : AQ
Le lancement de l’initiative – Photo : AQ

En avril 2017, nous nous sommes associés à l’Institut Tamer pour l’éducation communautaire, à Gaza, afin de faciliter la mise en œuvre des projections de films et de permettre à l’initiative d’être dirigée par la communauté locale, en particulier les jeunes volontaires. Ce partenariat était important pour tirer parti des ressources communautaires existantes et toucher plus d’enfants. Nous ne voulions pas réinventer la roue, et personne ne le veut !

En plus d’avoir pour objectif les quartiers marginalisées pour les projections, nous avons réussi à engager des bibliothèques et à promouvoir des projections régulières dans les bibliothèques de la bande de Gaza.

En préparation des projections, l’Institut Tamer a organisé deux ateliers de formation pour les bibliothécaires et les jeunes volontaires de l’Institut Tamer. Les ateliers se sont concentrés sur les meilleures façons de faire d’une projection cinématographique une expérience amusante et réussie pour les enfants, sur le choix des films et la formation des bibliothécaires à l’utilisation des arts comme outil d’expression pour que les enfants réfléchissent à leurs pensées et émotions.

Environ 160 séances de cinéma ont été organisées avec les enfants tout au long de 2017. Nous avons réussi à atteindre chaque mois des centaines d’enfants en organisant plusieurs projections à plusieurs endroits. Les projections ont eu lieu dans la bande de Gaza à Gaza, à Rafah, à Khan Younis, au camp de réfugiés de Maghazi, au camp de réfugiés de Jabalia, entre autres endroits.

Ayman Qwaider et Mohammed Al-Rozzi
Pour l’équipe de cinéma pour les enfants de Gaza

Lire également :Gaza et le Cinéma des Enfants : appel à soutien

Gaza Children Cinema – Traduction : Chronique de Palestine



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • EXCLUSION DES PALESTINIENS DU PROGRAMME PAUSE

    ARTISTES ET SCIENTIFIQUES PALESTINIEN-NE-S ET PLUSIEURS ORGANISATIONS ONT SAISI LE CONSEIL D’ÉTAT
    PAUSE est un programme piloté par le Collège de France sous tutelle de quatre ministères.
    Les requérants dénoncent une décision illégale et discriminatoire qui viole les droits fondamentaux de personnes dont la vie est menacée. Une nouvelle ligne franchie par le gouvernement français dans sa politique d’exclusion des Palestiniens
    Poursuivant la volonté manifeste du gouvernement de limiter (…)

  • Habiller le discours dominant en rigueur historique A propos du documentaire « Palestine : une histoire » diffusé sur France 5

    Il existe une forme de malhonnêteté intellectuelle plus redoutable que le mensonge, celle qui emprunte le langage de la rigueur pour mieux maîtriser la conclusion. Le documentaire « Palestine : une histoire », diffusé sur France 5, en offre un exemple particulièrement travaillé. Sur trois épisodes, il convoque le paradigme du colonialisme de peuplement, donne à voir la dépossession historique du peuple palestinien, interroge des témoins, palestiniens notamment, cite des archives, partage des (…)

  • L’acteur Motaz Malhees ne pourra pas assister à la cérémonie des Oscars

    Bloqué par l’interdiction de Trump de laisser voyager les Palestiniens
    Le film de Kaouther Ben Hania, « La voix de Hind Rajab », présenté par la Tunisie, est sélectionné pour l’Oscar du meilleur film international, mais l’un de ses acteurs ne pourra être présent à la cérémonie le dimanche 15 mars.
    Motaz Malhees, qui incarne un opérateur de centre d’appels tentant désespérément d’aider Hind Rajab, une fillette palestinienne de 5 ans piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza, a annoncé (…)