Amis des arts et de la culture de Palestine

De Beyrouth à Gaza, rien ne change...

Depuis plus de 20 ans, de Beyrouth à Gaza, les interventions de l’armée israélienne sont caractérisées par une brutalité extrême envers la population civile, l’utilisation d’armes proscrites par les Conventions de Genève, entraînant toujours un grand nombre de morts et encore plus d’infirmes parmi les civils.

 

20 ans d’écart, et les mêmes images, les mêmes atrocités, jamais sanctionnées...

Gaza 2008

Des soldats israéliens évoquent les crimes de guerre à Gaza : le journal Haaretz publie des récits accablants pour l’armée d’occupation - Confirmation des exécutions sommaire et des exactions >> lire la suite

Chappatte, de retour de Gaza, publie dans Le Temps (Suisse), un reportage en BD sur la situation sur place. >> lire la suite

 

Souvenir israélien de Beyrouth

Danse avec Bachir, film sur le massacre dans les camps de Sabra et de Chatila, de belle facture et émouvant, oublie tout de même le vrai visage de la guerre du Liban. Un article de Gideon Levy. >> lire la suite

 

 

Souvenir du siége de Beyrouth par un membre des Amis d’Al Rowwad

Nous publions le rapport d’activité ci-dessous, écrit après le siège de Beyrouth en 1982, dans le but de montrer que le comportement d’Israël n’a pas changé en plus de 26 ans : mêmes bombes au phosphore, mêmes bombes à fragmentation, mêmes souffrances inouïes infligées aux enfants, même haine et mépris de l’autre, même racisme, mêmes violences pour punir une population civile de ne pas faire allégeance aux nouveaux maîtres. Le comportement barbare s’est même agravé de deux façons :

– à Gaza les soldats israéliens sont entrés dans la ville où, à pied ou depuis leurs chars, ils ont massacré de sang-froid les enfants des écoles alors qu’à Beyrouth ils ont fait faire ce sale boulot par leurs supplétifs arabes « chrétiens » dans les camps de Sabra et de Chatila

– la population israélienne a condamné l’action de l’armée à Beyrouth puisque près de 500.000 personnes ont manifesté à Tel Aviv après les tueries de Sabra et de Chatila alors qu’en 2009 les manifestants contre les massacres de Gaza ne furent que 10.000.

La « communauté internationale » a réagi plus vivement aux massacres de Beyrouth qu’à ceux de Gaza : en 2002, la marine française a protégé le départ des combattants palestiniens alors qu’en 2009 une frégate française navigue actuellement au large de Gaza pour surveiller et réprimer le comportement du Hamas.

 

Tous ces faits démontrent que, plus que jamais, Israël est protégé et aidé non seulement par les Etats-Unis mais aussi et surtout par une Europe qui cautionnent le développement d’un fascisme israélien, raciste, violent, intolérant et plein de mépris pour l’autre mais qui, comme tout totalitarisme, emporte l’adhésion de la quasi-totalité de sa population.

 

Une grande différence est qu’aucun pays fasciste n’avait – et c’est heureux - l’arme nucléaire ! 

L’A.M.F.P. (Association Médicale Franco Palestinienne)* était présente au Liban-sud bien avant l’invasion israélienne. Le dispensaire de Mieh-Mieh où exerçaient ses équipes médicales a été détruit et les médecins et infirmiers ont été faits prisonniers par l’armée israélienne.

 

Dès le début du siège de Beyrouth, le professeur Larivière, président de l’association, accompagné de deux infirmières, Martine et Odile, s’est rendu à Beyrouth pour renouveler la solidarité de l’association aux victimes de l’agression israélienne et faire le bilan des besoins.

Des dons en argent et en médicaments ont été immédiatement envoyés sur place.

 

Le 12 juillet 1982, une nouvelle équipe partait pour Beyrouth, composée d’une infirmière (Odile), et de trois médecins, Dominique (anesthésiste), Patrick (chirurgien) et Jean-Claude (généraliste).

Le récit du séjour de cette équipe a été rédigé par le Dr Jean-Claude Ponsin, médecin de l’hôpital Lariboisière de Paris.

 

Dès leur retour est partie une nouvelle équipe composée de deux infirmières : Marie-Hélène et Odile et d’un infirmier, Eric, qui furent les témoins, à l’hôpital Akka, des massacres de Chatila.

Marie-Hélène et Eric sont rentrés le 24 septembre, Odile est restés à Beyrouth.

Beyrouth-ouest, 40 jours de si

 

* L’A.M.F.P. a fusionné, en 1995 avec l’Association France Palestine pour créer l’A.F.P.S., Association France Palestine Solidarité

 

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  Beyrouth-ouest, 40 jours de si


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