Chekpoint
raconte un pays, la Palestine, désarticulé par les colonies
de peuplement et les routes de contournement et à présent
par le « mur de séparation ». Un étrange pays
qui ne ressemble à aucun autre, un archipel où le seul
point de repère incontestable est le barrage militaire, le Chekpoint,
qui précisément abolit l’espace et le temps. L’immobilité
et l’attente aiguisent la mémoire qui, à l’image
du lieu où elle est enracinée, vient restituer par bribes
des saynètes fragmentées.
Alternant épisodes de la vie quotidienne et portraits, souvenirs
de jeunesse et récits absurdes, dialogues et méditations,
Azmi Bishara dénonce avec un humour décapant le sort réservé
aux Palestiniens par les « Maîtres du Chekpoint ».
Mais il égratigne aussi son propre camp avec ses policiers opportunistes,
ses idéologues obtus et tous les autres profiteurs de la «
l’industrie de la Cause ».
Le récit commence et se termine par une tendre évocation
de la fille du narrateur.
Né à Nazzareth, Azmi Bishara a obtenu un doctorat
en philosophie à l’université Humbolt de Berlin
avant d’enseigner à l’université de Bir Zeit
de Ramallah. Fondateur du Rassemblement national démocratique,
un parti laïque de gauche, il est depuis 1966 député
à la Knesset. Il a publié une dizaine d’ouvrages
écrits en arabe et en hébreu. Chekpoint est sa première
œuvre littéraire.
Il existe une forme de malhonnêteté intellectuelle plus redoutable que le mensonge, celle qui emprunte le langage de la rigueur pour mieux maîtriser la conclusion. Le documentaire « Palestine : une histoire », diffusé sur France 5, en offre un exemple particulièrement travaillé. Sur trois épisodes, il convoque le paradigme du colonialisme de peuplement, donne à voir la dépossession historique du peuple palestinien, interroge des témoins, palestiniens notamment, cite des archives, partage des (…)
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